En audoise fière et attachée à son (petit) pays, j’ai vu passer la nouvelle campagne des vins de Corbières. Ce n’est pas du chauvinisme, car si je n’avais pas aimé je n’en aurai tout simplement pas parlé, mais cette campagne m’a séduite, tant au niveau de la stratégie, des médias utilisés que des partis pris. L’IUT dans lequel j’ai effectué mes deux première années d’études est spécialisé dans les produits agro-alimentaires et touristiques, et nous avions donc beaucoup parlé du problème des viticulteurs qui refusent de voir la réalité : produire pour vendre ne suffit plus, il devient nécessaire d’inverser la tendance en vendant avant de produire. Mais le marketing et le vin ne font pas bon ménage, j’en suis témoin puisque ma famille comporte quelques vignerons. Pour eux, s’adapter aux différentes typologies des consommateurs n’a pas de sens. Les concurrents du Nouveau Monde sont des imposteurs et non pas des concurrents.



