« Les films d'alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu'il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s'est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. »
Depuis plus d’un mois, la réalisatrice Coline Serreau parcourt la France pour présenter son film
« Solutions locales pour un désordre global » en avant-première devant des salles combles et des spectateurs ravis: applaudissements soutenus et standing ovation à chaque projection. Grâce au soutien des exploitants, à l’implication des réseaux associatifs, ce sont près de 20.000 personnes qui ont vu le film avant sa sortie nationale en salle, le 7 avril, aujourd'hui.
Mais pourquoi cet engouement pour ce documentaire sur l'environnement, alors que tant d'autres sont récemment sortis? Basé sur le monde agricole et ses années de productivisme, avec les conséquences que l'on commence à connaître, et surtout à reconnaître, le ton donné serait différent des documentaires environnementaux récents, plutôt pessimistes et voire carrément alarmistes et culpabilisateurs (même si
pour un journaliste du Monde ce film n'est que du rabâchage).